J’ai enfin testé l’aquabiking !


L’aquabiking, aussi appelé aquacycling (mais vous pouvez dire du vélo dans l’eau, personne ne vous en voudra), est une activité sportive qui consiste à – vous l’aurez compris – pédaler en milieu aquatique.

Inventé par les italiens et arrivé dans notre contrée en 2008, l’aquabiking connaît un engouement tel qu’il a envahit les grandes chaînes de salles de sport et même, les piscines municipales. Il faut dire que ça change de l’aquagym qui véhicule quand même une image de sport pour paresseuses ou pour vielles – disons les choses telles qu’elles sont.

Alors, en quoi consiste l’aquabiking ? On pédale généralement 45 minutes sur un vélo spécifiquement adapté à l’activité en enfilant ses pieds dans de petits chaussons accrochés sur les pédales. Durant la séance, on alterne différents exercices : accélérations, simulations de montées, pédalage en danseuse (les fesses au-dessus de la selle, le corps légèrement penché en avant) et on travaille parfois même les bras.

Résultat ? On perd jusqu’à 500 calories, on donne un coup de fouet à notre circulation sanguine, on affine ses fesses et ses jambes, on masse sa cellulite, on préserve ses articulations et tout cela sans la sensation de fatigue que l’on ressent habituellement après une séance d’une durée équivalente sur la terre ferme.

J’avais longtemps entendu parlé de cette activité sans jamais avoir eu l’occasion de la tester. Le mois dernier, la piscine de ma ville a mis en place des cours d’essai d’aquabiking pour une somme modique (12 €) et j’ai eu envie de me lancer. J’avoue que j’y allais avec beaucoup d’a priori : je vais m’ennuyer, je ne vais pas trouver ça assez dynamique et il ne va y avoir que des cinquantenaires qui se remettent au sport (je dis ça sans mépris aucun mais quand on a une vingtaine d’années, c’est peu motivant de se retrouver avec des femmes de soixante ans nos aînées qui fatiguent au bout de 10 minutes). Il faut dire que je suis plutôt sportive et que j’ai besoin de me sentir épuisée après une séance de sport pour avoir l’impression que « ça fonctionne » – ce qui est totalement idiot mais je sais que nous sommes plusieurs dans ce cas-là.

Une fois plongée dans l’eau, il a fallu installer les vélos et s’assurer de n’avoir pas d’eau au-dessus du nombril. Nous avons enfilé des poids sur les poignées et pédalé tranquillement. Durant les 45 minutes, nous avons enchaîné les exercices que j’ai pré-cité et consacré un quart d’heure au travail des bras. Ce que j’ai apprécié, c’est que l’intensité de l’activité est modulable ; on peut augmenter la résistance du vélo, accélérer plus fort, faire les mouvements avec plus d’amplitude et finalement, on se fiche de sa voisine qui est plutôt en train de faire une promenade de santé que du sport. Dans un même groupe, les niveaux peuvent être différents sans que ce soit gênant.

A l’issue de la séance et après les nécessaires étirements, je ne ressentais aucune fatigue et donc ce fameux bien-être post-sport dû aux endorphines. J’étais un peu frustrée sur ce point jusqu’à ce je rentre chez moi et que je vois l’effet sur ma peau. Elle était déjà plus lisse ! Ça peut paraître assez fou après seulement une séance mais c’est véridique, ma peau est plus tonique.

L’aquabiking est un sport idéal pour les filles qui font de la rétention d’eau ou qui ont une mauvaise circulation. Plus on pédale fort et rapidement, plus le massage exercé sur la peau est efficace. Il est aussi parfait pour celles qui n’aiment pas trop transpirer. En effet, être dans l’eau évite de subir la chaleur que dégage le corps pendant l’effort ; c’est ce que l’on appelle le « stress thermique », il nous pèse un peu lorsque l’on court ou que l’on pédale sur la terre ferme. Enfin, si vous avez des problèmes de dos ou d’articulations, ce sport est aussi fait pour vous.

Alors, envie d’essayer ? 😉